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Anne de Guigné : «Pourquoi il est aberrant de taxer davantage l’électricité»

En 2023, corrigée des effets météorologiques et calendaires, la consommation d’électricité était inférieure de 7 % à la moyenne de la période 2014-2019.
En 2023, corrigée des effets météorologiques et calendaires, la consommation d’électricité était inférieure de 7 % à la moyenne de la période 2014-2019. HJBC / stock.adobe.com

CHRONIQUE - L’État ne peut pas inciter à l’électrification d’une main, tout en surtaxant l’électricité de l’autre. D’autres voies existent pour rétablir les finances publiques.

De concessions en concessions auprès des membres du bloc central, Michel Barnier n’a cessé de détricoter son budget ces derniers jours. Difficile dans ces circonstances, et alors que la tension sur la dette française se renforce, de réclamer un dernier effort. Et pourtant, il le faudrait. La surtaxation de l’électricité, au-delà du niveau pré-crise du Covid, n’a en effet aucun sens. Marine Le Pen, comme beaucoup d’autres parlementaires, demande d’y renoncer au nom du pouvoir d’achat. Ce sujet de fin de mois compte mais au-delà, il s’agit avant tout d’une question de cohérence de l’action publique.

Le projet de loi de finances contient en effet plus de 13 milliards d’euros de dépenses en faveur de la production et de la consommation d’électricité. Avec la nouvelle surtaxation, les taxes atteignent de leur côté 12 milliards. Elles appuient dans le sens inverse des dépenses puisqu’elles viennent freiner la demande, et par ricochet, limiter les besoins de production

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194 commentaires
  • Georges Student

    le

    Certes, il faut préférentiellement taxer le gaz qui émet beaucoup de CO2, plutôt que l'électricité qui n'en émet pas. Aujourd'hui, à égalité de kWh livrés, le gaz est moins taxé !!!
    Mais à l'heure où le gouvernement cherche à réduire son endettement, plutôt que de taxer EDF qui est déjà spoliée par l'ARENH et bridée par le tarif régulé fixé par l'Etat, il existe une solution pourtant évidente : arrêter de subventionner les producteurs d'énergie éolienne ou solaire : l'Etat économiserait ainsi 5 milliards d'euros par an. C'est d'autant plus justifié que ces producteurs n'arrêtent pas d'affirmer que leurs énergies sont devenues concurrentielles par rapport au nucléaire qui, lui, n'est pas subventionné (il est même taxé via l'ARENH !!!)

  • Gwenick

    le

    Il était clair qu'à partir du moment où les pouvoirs publics ont tout fait pour promouvoir l'électricité notamment dans les moyens de transport il allait taxer de plus en plus cette énergie.

  • aazeuss

    le

    depuis toujours la vache à lait gouvernementale est la taxe sur l'energie donc le petrole soit la tipp; Alors qu'on substitue l'electricite au petrole dans la vie de tous les jours, le gouvernement ne peut diminuer la taxe sur l'energie et donc il ne peut être que necessaire de taxer l'electricité qui remplace le petrole

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