
C’est le deuxième revirement stratégique majeur de Joe Biden en quelques jours, mais celui-ci s’avère plus polémique, avec des conséquences humanitaires et économiques considérables pour les Ukrainiens. Le président américain a autorisé la fourniture à l’Ukraine de mines antipersonnel pour l’aider à freiner l’avancée des Russes, a annoncé, mercredi 20 novembre, le secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin. Trois jours plus tôt, Joe Biden avait autorisé Kiev à frapper la Russie en profondeur avec des missiles américains de longue portée, les ATACMS.
Washington justifie sa décision sur les mines antipersonnel par un changement de tactique de la part des Russes. Selon M. Austin, « leurs forces mécanisées ne sont plus en tête. Ils avancent à pied de manière à s’approcher et à mener des actions pour ouvrir la voie aux forces mécanisées ». L’Ukraine a donc « besoin de moyens qui peuvent aider à ralentir cet effort », a-t-il expliqué.
Ni les Etats-Unis ni la Russie ne sont signataires de la convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, adoptée en 1997 et signée par 164 Etats, mais l’Ukraine, oui. Ce traité international de désarmement, aussi appelé convention d’Ottawa, interdit l’acquisition, la production, le stockage et l’utilisation des mines antipersonnel.
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