Grève SNCF : retrouvez toutes les prévisions de trafic des TGV, Intercités et trains régionaux de ce jeudi
Tous les syndicats de la SNCF ont appelé à une grève de 24 heures ce jeudi, avant un mouvement reconductible à partir du 11 décembre, pour dénoncer le démantèlement de Fret SNCF et l’ouverture à la concurrence dans le transport de voyageurs.
Passer la publicité Passer la publicitéL’impact de la grève à la SNCF prévue ce jeudi sera assez limité. Malgré ce mouvement social, à l’appel de l’ensemble des syndicats de cheminots, le trafic ferroviaire sera «quasi normal sur les TGV Inoui et Ouigo», a annoncé ce mardi SNCF Voyageurs. En revanche, des perturbations sont à prévoir sur les Intercités, avec un train sur deux en moyenne pour les trains de jour et aucune circulation pour les trains de nuit.
Par ailleurs, «des perturbations sont à prévoir sur certaines lignes régionales», indique SNCF Voyageurs, avec 7 TER sur 10 qui circuleront en moyenne nationale. «Les prévisions détaillées sont communiquées dans chaque région sur tous les outils d’information», précise la compagnie ferroviaire.
En Île-de-France, les voyageurs doivent également se préparer à des perturbations sur certaines lignes Transilien. Dans le détail, 1 train sur 3 circulera en moyenne sur le RER D et la ligne R. Sur le RER B, 1 train sur 2 circulera au nord (depuis gare du Nord) et 3 trains sur 4 au sud (depuis Châtelet-les-Halles). Il y aura également 1 train sur 2 en moyenne sur les lignes H et N. Le trafic se limitera à 2 trains sur 3 en moyenne sur le RER C et les lignes J et U, et à 3 trains sur 4 en moyenne sur le RER E. Le service sera normal à quasi normal sur le RER A, les lignes K, L et P, ainsi que sur les lignes de tram T4, T11, T12 et T13. «Transilien recommande aux voyageurs qui le peuvent de limiter leurs déplacements prévus le jeudi 21 novembre et de privilégier le télétravail», indique la branche francilienne de SNCF Voyageurs.
Cette grève de 24 heures, prévue ce jeudi à l’appel des syndicats de cheminots, vise à dénoncer le démantèlement de Fret SNCF et l’ouverture à la concurrence dans le transport de voyageurs. Un autre mouvement, reconductible celui-là, est déjà programmé à partir du 11 décembre prochain, à dix jours des vacances de Noël.
Le mouvement de colère a été déclenché par la confirmation début novembre du démantèlement de Fret SNCF, société leader en France pour le transport de marchandises sur rail, avec à la clef la suppression de 500 emplois sur 5000. L’entreprise sera remplacée le 1er janvier par deux sociétés, l’une spécialisée dans le transport de marchandise (Hexafret) et l’autre dans la maintenance des locomotives (Technis). La SNCF a promis zéro licenciement en reprenant tous les cheminots non conservés dans d’autres sociétés du groupe.
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Une ouverture du capital au privé en 2026
Ce démantèlement découle d’un accord signé entre le gouvernement et la Commission européenne, après l’ouverture d’une enquête pour aides d’État illégales versées à Fret SNCF. «On ne peut pas laisser passer ça sans rien faire», affirme Fabien Villedieu, secrétaire fédéral Sud-Rail. L’accord signé avec l’Europe prévoit aussi une ouverture du capital au privé, début 2026. Les syndicats dénoncent une privatisation, ce que conteste la direction de la SNCF puisque le groupe ferroviaire conservera la majorité du capital. «C’est un processus de privatisation au sens large», dit le secrétaire général de la CGT-Cheminots Thierry Nier. «Le même processus appliqué à Fret va s’appliquer aux voyageurs demain», poursuit-il.
Les syndicats s’inquiètent du processus de «filialisation» dans les TER puisque le 14 décembre, environ 1200 cheminots à Amiens, Nice et Nantes vont être transférés de SNCF Voyageurs vers des sociétés dédiées ayant remporté des appels d’offres lancés par les régions pour le marché des TER. Les cheminots transférés conserveront certains avantages (droits à la retraite, facilités de circulation...) mais verront aussi toute l’organisation de leur temps de travail remaniée, afin de gagner en productivité. «Il y a une conscience très forte (chez les cheminots) que ces modifications structurelles ne vont évidemment pas dans le bon sens», assure le secrétaire général de la CFDT-Cheminots, Thomas Cavel.
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