
Un plan de rigueur marqué par de fortes taxes sur les grands groupes et les foyers les plus aisés, mais prévoyant aussi une journée de travail supplémentaire pour les salariés, une hausse plus limitée qu’attendu des cotisations patronales, et moins d’efforts pour les collectivités locales… Voici à quoi pourrait ressembler le budget pour 2025. Du moins si, comme c’est probable, le texte final se rapproche de la version gouvernementale telle que le Sénat a commencé à l’amender, mercredi 13 novembre.
Après deux années de dérapage du déficit, ce budget sera « celui qui signe enfin la fin du “quoi qu’il en coûte” » et amorce un « redressement massif et inédit » des comptes, promet déjà le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson, élu Les Républicains (LR) de Meurthe-et-Moselle.
Oubliez les taxes créées ces dernières semaines à l’Assemblée par dizaines de milliards d’euros, les dépenses revues à la hausse, de même que la suppression du financement de l’Union européenne par la France. Cette première version du projet, avec des amendements adoptés au coup par coup grâce à la gauche, et parfois à l’extrême droite, a été emportée par le vote global négatif de l’Assemblée nationale, le 12 novembre, sur la première partie, concernant les recettes. Poubelle. Une première sous la Ve République.
Il vous reste 78.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.